Mesurer et améliorer l’impact environnemental de la filière textile
Le bilan environnemental de la filière REP TLC usagés issus de la consommation des ménages s’inscrit dans une démarche de transparence et d’évaluation de son impact. Il repose sur une analyse du cycle de vie (ACV) portant sur près de 200 000 tonnes de textiles, linge de maison et chaussures collectés (TLC) en 2023, représentatifs des volumes traités par la filière. Pour la première fois, l’étude intègre également les chaussures usagées. La méthode utilisée permet d’examiner les impacts environnementaux de manière plus complète que dans l’étude publiée en 2022. Elle a par ailleurs fait l’objet d’une évaluation indépendante afin d’en garantir la fiabilité. Les résultats montrent que la filière contribue concrètement à réduire les impacts environnementaux liés à la fin de vie de ces produits.
270 00 tonnes d’équivalent CO2 générées par les activités de collecte, de tri et de valorisation des TLC usagés
690 000 tonnes d’équivalent CO2 de potentiels bénéfices grâce à la substitution de TLC neufs et de matières vierges grâce à la valorisation
Cette étude confirme que la filière REP génère un bénéfice net pour l’environnement. En effet, les impacts potentiellement évités par la valorisation des TLC, notamment sur les émissions de gaz à effet de serre (GES), la consommation d’eau ou encore les pressions sur les ressources naturelles qu’elles soient fossiles ou renouvelables, sont supérieurs aux impacts générés par le fonctionnement de la filière (collecte, tri et valorisation).
Concrètement, 690 000 tonnes équivalent CO2 ont été potentiellement évitées en 2023, grâce à la seconde main et à la production de matières recyclées alors que seulement 270 000 tonnes de CO2 ont été générées directement par les activités de la filière.
Ce bénéfice environnemental est principalement observé pour les vêtements et le linge de maison (3,6 kg éq. CO2 potentiellement évités par kg collecté pour 1,3 kg éq. CO2 émis) et dans une moindre mesure pour les chaussures (2,3 kg éq. CO2 évité par kg collecté pour 1,7 kg éq. CO2 émis) qui ne permettent pas autant de seconde main ou de solutions de recyclage.
La seconde main (réutilisation/réemploi) reste le principal levier de réduction d’impact en évitant l’extraction de nouvelles ressources et la fabrication de textiles et chaussures neufs. Le recyclage matière via l’effilochage textile est le second exutoire le plus bénéfique car il évite également la production de fibres neuves.
Toutes les voies de valorisation sont complémentaires car elles permettent de traiter des gisements différents. Elles présentent toutes, y compris la valorisation en CSR, un bénéfice environnemental net par rapport à l’incinération des TLC en ordures ménagères, confirmant l’intérêt de développer la collecte séparée des TLC.
Les données actualisées pour l’année 2024 mettent en évidence un bénéfice environnemental encore plus marqué : 770 000 tonnes équivalent CO2 de bénéfices potentiels, pour 290 000 tonnes équivalent CO2 directement émises par la filière.
Une boussole pour accélérer la transition
L’étude constitue une base de référence essentielle pour l’éco-organisme et l’ensemble des acteurs de la filière. En effet, cette évaluation entend accélérer la transformation vers l’économie circulaire en facilitant la prise de décision et en accompagnant l’innovation dans une logique de progrès environnemental.





