La laine
Comprendre la matière, ses chiffres clés, les étapes de son procédé de fabrication, ses propriétés et applications, les enjeux environnementaux, ainsi que les informations sur la durabilité, la recyclabilité et les alternatives disponibles à cette matière.
De laine brute produites dans le monde en 2024, soit environ 0,9 % du marché mondial des fibres.
De la production mondiale de laine mérinos provient d’Australie.
De la laine mise sur le marché en 2024 était issue de matières recyclées.
Introduction
Les fibres animales utilisées dans le textile regroupent une grande diversité de matières aux caractéristiques et usages variés : la laine, le mohair (chèvre angora), le cachemire (chèvre cachemire) ou l’alpaga.
La laine, au sens strict, désigne la fibre issue du mouton (Ovis aries) et comprend notamment la laine mérinos, la laine croisée ou la laine d’agneau. Parmi elles, la laine mérinos occupe aujourd’hui une place prépondérante dans l’industrie textile vestimentaire grâce à la finesse de ses fibres qui lui confère une douceur particulièrement appréciée.
Cette fiche se concentre donc sur la laine mérinos, dont les enjeux diffèrent de ceux des autres types de laine et fibres animales.
Données clés
- Type de fibre : Fibre animale naturelle issue de la toison du mouton Mérinos. Elle donne une laine fine principalement destinée à l’habillement.
- Production mondiale de laine : 1,98 millions de tonnes de laine brute (laine grasse non lavée), soit 1 million de tonnes métriques de fibre de laine propre en 2024. Ces données compilent la production de l’ensemble des laines. Elles représentent seulement 0,9 % du marché mondial des fibres. 1
- Principaux pays producteurs de laine mérinos : Australie (80% de la production mondiale et 90% de l’offre mondiale de laine fine destinée à l’habillement haut de gamme) 2, Afrique du Sud, Argentine, Uruguay, Nouvelle-Zélande.
Marché mondial des fibres
- Part de matière recyclée : La laine recyclée représente 7% du total de la laine mise sur le marché en 2024. 3
- Part de matière certifiée : La laine conventionnelle (non-recyclée) représente 96% des laines mises sur le marché dans le monde (1,89 millions de tonnes) tandis que la part de laine certifiée, produite conformément aux normes Responsible Wool Standard (RWS), ZQ, ZQ Regenerative Index (ZQRX), SustainaWOOL Green, Sustainablue, SustainaWOOL Gold, Sustainable Cape Wool (CWS) et Climate Beneficial Verified est de 4,3% (0,09 million de tonnes) 4. Parmi ces laines certifiées, le RWS et ses équivalents représentent environ 82% de cette part de marché en 2024, soit 3,6% du marché mondial de laine grasse.
Part de matière certifiée
Propriétés et exemples d’applications
La laine mérinos est une fibre naturelle et renouvelable produite par les moutons mérinos. Elle est reconnue pour la finesse de ses fibres qui constitue son principal critère de qualité. Celle-ci est généralement caractérisée par le diamètre des fibres, exprimé en microns (µm), avec différentes catégories telles que superfine (< 17,5 µm), fine (17,5 à 19 µm) et medium (19 à 22 µm). Cette finesse lui confère douceur et confort, particulièrement appréciés pour l’habillement.
La laine mérinos possède également des propriétés thermorégulatrices. Ses fibres peuvent absorber jusqu’à environ 30 % de leur poids en vapeur d’eau sans paraître humides et emprisonnent l’air dans leur structure, contribuant ainsi à maintenir une température corporelle stable aussi bien par temps froid que chaud 5. La présence de kératine dans les fibres limite par ailleurs l’apparition des mauvaises odeurs, ce qui permet d’espacer les lavages par rapport à de nombreuses autres matières textiles.
Bien que la laine ne représente qu’environ 1 % de la production mondiale de fibres textiles, la laine mérinos occupe une place stratégique dans les segments premium, outdoor et luxe grâce à ses performances techniques et à son image de fibre naturelle de haute qualité.

Production
Étapes du procédé de production
La transformation de la laine en vêtement est un processus industriel et fortement internationalisé, composé de plusieurs étapes successives qui peuvent être réalisées dans des pays différents, visant à préserver puis valoriser les propriétés naturelles de la fibre.
Tonte des moutons
La première étape consiste à tondre les moutons, généralement une fois par an. En moyenne, un mouton produit environ 4,5kg de laine par an, ce qui équivaut à plusieurs mètres de tissu selon le grammage 6. La tonte est réalisée à l’aide de tondeuses mécaniques afin de retirer la toison en une seule pièce. A ce stade, la laine contient encore de nombreuses impuretés (suint, graisse de laine, poussière, sable, débris végétaux) et est appelée laine brute ou laine grasse 7. Après la tonte, les toisons sont rassemblées, conditionnées en balles puis transportées vers les centres de tri et de transformation.
Tri des fibres selon plusieurs critères
Une fois récoltée, la toison est examinée et classée selon plusieurs critères : finesse de la fibre (diamètre en microns), longueur des fibres, résistance, couleur, propreté, uniformité de la toison8. Les différentes parties du mouton ne produisent pas une laine de qualité identique. Les fibres provenant des épaules et des flancs sont généralement les plus fines et les plus recherchées pour l’habillement, tandis que celles issues des pattes ou du ventre sont souvent réservées à des usages plus techniques ou décoratifs. Cette étape permet donc d’orienter chaque lot vers son usage final et d’assurer l’homogénéité des futures productions textiles.
Lavage industrielle
Comme elle contient généralement entre 30% et 70% d’impuretés, la laine brute passe par une phase de lavage industriel, appelé lavage-dégraissage ou débouillissage 9. Les fibres sont plongées dans une série de bains contenant de l’eau chaude, des détergents et parfois des agents alcalins afin d’éliminer toutes les impuretés. Pour certains lots particulièrement chargés en débris végétaux, une étape supplémentaire appelée carbonisage est réalisée. Elle consiste à traiter la laine avec une solution d’acide sulfurique diluée puis chauffée afin de fragiliser les matières végétales qui seront ensuite éliminées 10.
Le cardage
Lors de l’étape de cardage, la laine lavée passe entre des cylindres garnis de pointes métalliques qui ouvrent, démêlent et alignent progressivement les fibres. Cette opération mécanique permet de former un ruban continu appelé mèche 11. Pour les textiles de haute qualité, le ruban cardé est ensuite peigné afin d’éliminer les fibres courtes et d’obtenir un ruban homogène.
Filature
Enfin, la filature est un procédé qui consiste à étirer puis torsader les fibres afin de former un fil continu avec une résistance nécessaire pour les opérations ultérieures. Selon le produit recherché, l’industrie distingue :
- Le système woollen (fil cardé) qui donne des fils plus volumineux et isolants.
- Le système worsted (fil peigné) qui produit des fils plus fins, réguliers et résistants.
Les fils de laine sont ensuite transformés en étoffes selon deux procédés principaux 12: le tricotage et le tissage.
Schéma de production 13

Impact environnemental
Enjeux environnementaux de la production
🌡️ Climat et atmosphère Changement climatique
Les impacts environnementaux de la production de laine sont principalement liés à l’élevage des moutons qui émet d’importantes quantités de gaz à effet de serre, notamment de méthane, un puissant contributeur au réchauffement climatique. Si l’on prend l’exemple de la production australienne, on estime aujourd’hui des émissions comprises entre 20 et 30 kg de CO₂ équivalent par kilogramme de laine brute (greasy wool) 14 selon les régions et les systèmes d’élevage. En effet, les impacts environnementaux de la laine dépendent fortement des pratiques d’élevage : la gestion des pâturages, la consommation d’énergie des bâtiments agricoles ainsi que les fertilisants employés influencent directement les émissions de gaz à effet de serre et les autres pressions exercées sur l’environnement.
L’impact environnemental de la laine varie aussi selon que celle-ci soit considérée comme un produit principal de l’élevage ou comme un coproduit de la production de viande. Dans le second cas, son impact est généralement plus faible 15 . Le mérinos s’inscrit historiquement dans un système orienté vers la production de laine, mais l’élevage australien par exemple fonctionne aujourd’hui majoritairement comme un système de co-production laine/viande, avec une répartition qui dépend des prix pratiqués localement.
🌱 Utilisation des sols et perte de biodiversité Dégradation et désertification des sols
L’élevage ovin nécessite aussi de vastes surfaces de terres, ce qui peut contribuer, dans certaines régions, à une dégradation des sols ainsi qu’une désertification des pâturages à cause du surpâturage. D’autres pays vont encore plus loin pour lutter contre la désertification liée à l’élevage, à l’image de la Chine, avec l’interdiction du libre pâturage depuis 1978 et la mise en enclos obligatoire des moutons à minima 3 mois dans l’année. Cela peut néanmoins entrainer d’autres problématiques d’usage des sols puisque l’alimentation animale doit être compensée par d’importants apports en foin et céréales qui utilisent également des surfaces agricoles pour être cultivés.
💧 Épuisement des ressources naturelles Consommation d’eau et de ressources fossiles
Au-delà de l’élevage, les étapes de transformation de la laine (lavage, cardage, blanchiment, teinture et filature) consomment également des ressources en eau et en énergie. L’étape de transformation ayant le plus fort impact environnemental est le lavage industriel de la laine. Cette opération nécessite d’importantes quantités d’eau et d’énergie.
🧪 Pollution des milieux Pollution chimique
Le lavage industriel génère également des effluents complexes contenant notamment de la lanoline, des détergents et parfois des résidus de traitements vétérinaires appliqués aux moutons. La gestion de ces effluents constitue un enjeu environnemental majeur de la filière. La lanoline peut toutefois être récupérée et valorisée comme coproduit dans les secteurs cosmétiques, pharmaceutique ou industriel. L’impact environnemental du lavage industriel dépend aussi fortement de sa localisation géographique, notamment du mix énergétique utilisé pour chauffer les bains de lavage (gaz naturel principalement et charbon dans certains bassins textiles asiatiques) et de la performance des installations de traitement des eaux usées.
La filière laine se caractérise également par une forte internationalisation de sa chaîne de valeur. En effet, la production de laine brute est principalement concentrée en Australie, en Chine et en Nouvelle-Zélande, tandis qu’une part importante des opérations de transformation (lavage, peignage, filature et confection) est réalisée en Chine.
Certaines régions conservent néanmoins des spécialisations historiques, comme Biella en Italie pour les tissus peignés haut de gamme. Cette organisation géographique influence significativement le profil environnemental de la fibre, les impacts associés dépendant notamment des systèmes d’élevage, des pratiques de production, des performances industrielles et des mix énergétiques mobilisés lors des étapes de transformation. Ainsi, au-delà des seules distances de transport, la localisation des différentes étapes de la chaîne de valeur constitue un facteur important dans l’évaluation environnementale de la laine
Enjeux éco-conception
1. Durabilité
La laine est une fibre reconnue pour sa longévité. Bien que son impact environnemental puisse être significatif au stade de la production, cette analyse doit être mise en perspective avec sa durée de vie élevée 16.
1. Une durée de vie plus longue
En effet, les vêtements en laine présentent généralement une durée de vie plus longue que ceux fabriqués à partir d’autres fibres textiles 17 . On considère par exemple que la durée de vie moyenne des vêtements en laine est supérieure de 50% à celle des vêtements en coton car ils sont portés plus longtemps, remplacés moins fréquemment et font davantage l’objet de réemploi ou de recyclage en fin d’usage.
2. Diminution des lavages
Cette longévité contribue à répartir les impacts environnementaux de leur fabrication sur un plus grand nombre d’utilisations. Par ailleurs, les propriétés naturelles de la laine, notamment sa résistance aux odeurs, aux taches et au froissement, permettent d’espacer les lavages et de limiter les besoins d’entretien, réduisant ainsi les consommations d’eau, d’énergie et de détergents tout au long du cycle de vie du produit.
3. Bonne résistance à l'abrasion
La laine présente également une bonne résistance à l’abrasion grâce à sa structure naturellement robuste. Sa fibre est composée de kératine, une protéine très résistante, et protégée en surface par de fines écailles qui limitent les dommages liés aux frottements. Associées à sa capacité à se déformer puis retrouver sa forme initiale, la laine conserve bien ses propriétés mécaniques et de son aspect au fil du temps. En revanche, elle peut être sensible au feutrage, phénomène provoqué par l’action combinée de l’humidité, de la chaleur et des frottements, qui entraîne un resserrement irréversible des fibres. Cette sensibilité impose des conditions d’entretien adaptées, même si les traitements modernes (laine lavable en machine, traitements anti-feutrage) permettent aujourd’hui de limiter fortement ce risque pour de nombreux produits.
2. Recyclabilité
La laine possède l’avantage d’être une fibre identifiable et prisée dans l’industrie du recyclage. Avec des filières de recyclage historiquement bien établies, la laine s’inscritdans une logique d’économie circulaire. Parmi les principaux pôles de recyclage figurent notamment Prato en Italie, spécialisé dans le recyclage des textiles post-consommation à forte valeur ajoutée, Panipat en Inde, davantage orienté vers le traitement de volumes importants pour des produits plus standards, ainsi que plusieurs filières industrielles en Chine, principalement centrées sur la réutilisation de déchets textiles post-production 18.
Des fibres longues
Grâce à ses fibres longues, la laine peut facilement être recyclée mécaniquement sans recourir à des procédés chimiques complexes. Les vêtements usagés et les chutes textiles sont triés, défibrés puis réintroduits dans la fabrication de nouveaux fils, tissus ou tricots. Cette capacité de recyclage, combinée au réemploi et à la réparation, permet de prolonger considérablement la durée de vie de la fibre de laine. Une fibre de laine peut ainsi participer à plusieurs cycles d’usage successifs et atteindre une durée de vie cumulée de 20 à 30 ans 19. Toutefois, l’effilochage entraîne progressivement un raccourcissement des fibres.Elles sont alors mélangées à d’autres fibres, naturelles ou synthétiques, afin de préserver les propriétés mécaniques des fils ou orientées vers d’autres applications, telles que les matériaux d’isolation.
La laine recyclée représentait environ 7 % du marché mondial total de la laine en 2024 20, une proportion relativement élevée par rapport aux autres fibres textiles. Son recyclage contribue à limiter la consommation de matières premières vierges et à réduire la quantité de déchets textiles générés 21.
3. Incorporation de matière recyclée
La laine recyclée constitue aujourd’hui une matière première secondaire de plus en plus utilisée dans l’industrie textile. Son incorporation dans de nouveaux produits permet de valoriser les déchets textiles tout en réduisant la consommation de fibres vierges. Ces dernières années, les progrès réalisés dans les opérations de défibrage mécanique (effilochage) et de filature ont contribué à améliorer significativement la qualité des fibres recyclées. Les équipements de nouvelle génération permettent notamment de mieux préserver la longueur et l’intégrité des fibres lors du défibrage, limitant ainsi la dégradation traditionnellement associée au recyclage mécanique.
En parallèle, les innovations dans les procédés de filature facilitent la production de fils plus réguliers, résistants et adaptés à des applications textiles exigeantes. Ces avancées ont permis d’élargir les débouchés de la laine recyclée et d’accroître sa part d’incorporation dans des produits à plus forte valeur ajoutée. Selon les performances techniques, esthétiques ou de durabilité recherchée, la laine recyclée peut être utilisée seule ou en mélange avec d’autres fibres, contribuant ainsi au développement de modèles de production circulaires.
Leviers d’action
Points de vigilance
Comme dans toutes démarches d'éco-conception, avant de choisir une matière, il est primordial d'analyser l'impact environnemental de tout le cycle de vie d'un produit et de comparer différents scénarios afin d'identifier laquelle est la moins impactante pour l'environnement. Il n’y a pas de matière idéale, il faut choisir une matière en fonction de l’usage du produit et de ses objectifs environnementaux.
Il existe plusieurs labels et certifications pour cette matière, voici ceux éligibles à l'éco-modulation "Labels environnementaux" de Refashion.
Les éco-modulations : Refashion valorise les démarches d’éco-conception des produits grâce à un système de primes et de pénalités. Découvrez les critères et démarches pour déclarer des éco-modulations.
Les fibres animales certifiées 22 23 24:

RWS (Responsible Wool Standard)
Le RWS (Responsible Wool Standard) de Textile Exchange est une norme volontaire qui vise à améliorer le bien-être animal et le respect des pâturages . A ce jour, la majeure partie de la laine certifiée RWS est de la laine de mérinos. A la fin de l’année 2024, on estimait à 23 millions le nombre de moutons soumis à la certification RWS .

GOTS (Global Organic Textile Standard)
Le label GOTS (Global Organic Textile Standard) garantit que le textile contient au moins 70% de fibres biologiques certifiées. Il répond à des exigences environnementales et sociales élevées tout au long de la chaîne de production. Pour la laine, les opérations de lavage et de transformation sont encadrées pour limiter l’usage de substances chimiques nocives pour l’environnement et la santé et pour maîtriser les consommations d’eau et d’énergie .
La laine recyclée provenant de chutes de production
La laine recyclée provenant de chutes de production (post-production) ou de vêtements usagés (post-consommation) peut être certifiée selon les référentiels GRS (Global Recycled Standard) ou RCS (Recycled Claim Standard) garantissant la teneur en matière recyclée et sa traçabilité .

La certification Ecocert ERTS (Ecological & Recycled Textile Standard)
La certification Ecocert ERTS (Ecological & Recycled Textile Standard) vise les textiles issus de fibres naturelles, renouvelables ou recyclées. Appliquée à la laine mérinos, elle garantit le respect d’exigences environnementales tout au long de la transformation textile et valorise l’utilisation de matières premières à impact réduit .

Le label OEKO-TEX® MADE IN GREEN
Le label OEKO-TEX® MADE IN GREEN certifie que le produit textile a été testé pour détecter la présence de substances nocives et qu’il a été fabriqué dans des sites de production respectueux de critères environnementaux et sociaux reconnus. Pour la laine mérinos, il apporte également des garanties de traçabilité sur les différentes étapes de fabrication .

Le label bluesign
Le label bluesign PRODUCT certifie que les matériaux composant le produit proviennent de procédés de fabrication maîtrisant les consommations de ressources, l’utilisation de substances chimiques et les impacts sur les travailleurs et l’environnement. Pour la laine mérinos, il concerne principalement les étapes de transformation industrielle du textile .

L’Ecolabel Européen
L’Ecolabel Européen distingue les produits textiles présentant un impact environnemental réduit sur l’ensemble de leur cycle de vie. Pour la laine mérinos, il encadre notamment les substances chimiques utilisées lors de la fabrication, les émissions polluantes et certains résidus présents dans la laine brute, tout en exigeant des niveaux de qualité et de durabilité élevés .
Textile Exchange – Preferred Fiber & Materials Market Report (annuel)
Publié chaque année par Textile Exchange, ce rapport est la référence sectorielle sur les volumes de production des principales fibres textiles. Pour la laine, il suit la progression des laines certifiés et recyclés dans le mix mondial, et fournit les données de marché les plus à jour disponibles publiquement. L'édition 2025 révèle que la part de marché cumulée de la laine produite conformément aux normes Responsible Wool Standard (RWS), ZQ, ZQRX, SustainaWOOL Green (SustainaWOOL sous l’égide de l’AWSS), Sustainablue (ResponsiWOOL sous l’égide de l’AWSS), SustainaWOOL Gold, Sustainable Cape Wool Standard et Climate Beneficial™ Verified a diminué, passant d’environ 5,2 % en 2023 à 4,3 % en 2024, ces programmes de laine ayant tous enregistré des volumes de production en baisse ou inchangés. Pour le RWS, cette tendance s’explique par les faibles prix de la laine en 2024 et par le fait que la laine certifiée ne bénéficie souvent pas d’une prime suffisante. La laine recyclée représentait quant à elle environ 7 % du marché mondial de la laine en 2024.
Sources29
- 1 Textile Exchange, Materials Market Report 2025, Textile Exchange: https://textileexchange.org/app/uploads/2025/09/Materials-Market-Report-2025.pdf
- 2 Australian Wool Innovation (AWI), The Australian Wool Supply Chain, novembre 2025: https://www.learnaboutwool.com/globalassets/wool/about-awi/media-resources/publications/the-australian-wool-supply-chain/the-australian-wool-supply-chain---nov-25.pdf
- 3 Textile Exchange, Materials Market Report 2025, Textile Exchange: https://textileexchange.org/app/uploads/2025/09/Materials-Market-Report-2025.pdf
- 4 Textile Exchange, Materials Market Report 2025, Textile Exchange: https://textileexchange.org/app/uploads/2025/09/Materials-Market-Report-2025.pdf
- 5 Amélie Moraux, « Le paradoxe de la laine », Blog de l’ISIGE – MINES Paris PSL, 5 septembre 2023: https://blog-isige.minesparis.psl.eu/2023/09/05/le-paradoxe-de-la-laine/
- 6 International Wool Textile Organisation (IWTO), Wool Notes 2024, Bruxelles, IWTO, 2024: https://iwto.org/wp-content/uploads/2024/08/IWTO-Wool-Notes-Final-2024-Digital.pdf
- 7 The Woolmark Company, « Wool Processing »: https://www.woolmark.com/industry/product-development/wool-processing/
- 8 KAMEL, Eman Abdallah, « Wool Fiber: Grades and Production Stages », Long Way Education, 17 novembre 2024: https://longwayeducation.com/2024/11/17/wool-yarn-production-steps/
- 9 International Wool Textile Organisation (IWTO), « First Stage Processing »: https://iwto.org/wool-supply-chain/first-stage-processing/
- 10 International Wool Textile Organisation (IWTO), « First Stage Processing »: https://iwto.org/wool-supply-chain/first-stage-processing/
- 11 The Woolmark Company, « Top-making », How to Process Wool – Worsted Top-making: https://www.woolmark.com/industry/product-development/wool-processing/worsted-top-making/ (consulté le 7 juillet 2026)
- 12 The Woolmark Company, « Wool Processing »: https://www.woolmark.com/industry/product-development/wool-processing/
- 13 International Wool Textile Organisation (IWTO), Wool Notes 2024, Bruxelles, IWTO, 2024,: https://iwto.org/wp-content/uploads/2024/08/IWTO-Wool-Notes-Final-2024-Digital.pdf
- 14 BLIGNAUT, James N., SWAN, Paul et BLIGNAUT, Lemuel, « A biogenic life cycle approach towards estimating the carbon intensity of wool production: Evidence from six Australian case studies », Agricultural Systems, vol. 227, mars 2026, article 104631: https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0308521X25003713
- 15 ADEME. J. Lhotellier, E.Less, E.Bossanne, S.Pesnel. 2017. Modélisation et évaluation du poids carbone de produits de consommation et biens d’équipements – Rapport. 217 pages: www.ademe.fr/mediatheque
- 16 The Woolmark Company, Mesurer l’empreinte de la laine, fiche d’information, 2021: https://www.woolmark.jp/globalassets/_06-new-woolmark/_industry/research/factsheets/fr/2021/woolmark_measuring_wools_footprint_4pp_fr_lr.pdf
- 17 Amélie Moraux, « Le paradoxe de la laine », Blog de l’ISIGE – MINES Paris PSL, 5 septembre 2023: https://blog-isige.minesparis.psl.eu/2023/09/05/le-paradoxe-de-la-laine/
- 18 Textile Exchange, Materials Market Report 2025, Textile Exchange: https://textileexchange.org/app/uploads/2025/09/Materials-Market-Report-2025.pdf
- 19 The Woolmark Company, Recycled Wool: The Ultimate Circular Solution: https://www.woolmark.com/industry/sustainability/recycled-wool-the-ultimate-circular-solution/
- 20 Textile Exchange, Materials Market Report 2025, Textile Exchange: https://textileexchange.org/app/uploads/2025/09/Materials-Market-Report-2025.pdf
- 21 Agence européenne pour l’environnement (EEA), 2024, Management of used and waste textiles in Europe’s circular economy: https://www.eea.europa.eu/en/analysis/publications/management-of-used-and-waste-textiles-in-europes-circular-economy
- 22 Textile Exchange, Responsible Wool Standard (RWS): https://textileexchange.org/responsible-wool-standard/
- 23 Textile Exchange, Materials Market Report 2025, Textile Exchange: https://textileexchange.org/app/uploads/2025/09/Materials-Market-Report-2025.pdf
- 24 ADEME, Global Organic Textile Standard (GOTS), Agir pour la Transition, publié le 23 octobre 2025: https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/mieux-consommer/mieux-choisir/labels-environnementaux/vetements-chaussures/vetements-global-organic-textile-standard
- 25 ICEA Certifica, Organic and Sustainable Textile Products: https://icea.bio/en/certifications/non-food/biological-and-sustainable-textile-products/
- 26 Ecocert Greenlife, Environmental & Recycled Textile Standard (ERTS): https://ecocert.app.box.com/v/STANDARD-ERTS
- 27 OEKO-TEX®, OEKO-TEX® MADE IN GREEN: https://www.oeko-tex.com/en/our-standards/oeko-tex-made-in-green/
- 28 bluesign®, What is bluesign® PRODUCT?: https://www.bluesign.com/what-is-bluesign-approved
- 29 EU Ecolabel Belgique, L'EU Ecolabel: https://www.ecolabel.be/fr/generalites/leu-ecolabel








