Le cuir
Comprendre la matière, ses chiffres clés, les étapes de son procédé de fabrication, ses propriétés et applications, les enjeux environnementaux, ainsi que les informations sur la durabilité, la recyclabilité et les alternatives disponibles à cette matière.
De peaux brutes de bovins, d’ovins, de caprins et de buffles produites en 2024.
De peaux brutes produites en 2024 étaient des peaux de bovins.
1er pays producteur de peaux brutes et de peaux bovines
Introduction
Le cuir est une matière obtenue grâce à un procédé complexe de transformation de la peau animale, appelé tannage, qui la rend imputrescible, durable et résistante dans le temps.
Par définition, seule cette transformation permet de parler de « cuir » : les matériaux synthétiques ou textiles ne peuvent pas porter cette appellation, strictement encadrée par la réglementation. 1
Données clés
- Type de fibre : Matière animale naturelle issue de la peau de bovins, ovins et caprins principalement, mais aussi de peaux exotiques (autruches ou reptiles tels que les crocodiles, serpents, lézards, iguanes), et peaux de poissons.
- Statut : Le cuir est considéré comme un co-produit de l'industrie agroalimentaire, issu de l’élevage et de l’abattage pour la viande et le lait, et valorisé ensuite dans une logique de transformation (bovins, veaux, moutons, chèvres, porcs). Les cuirs provenant d’autres espèces que celles traditionnellement utilisées en maroquinerie sont considérés comme des cuirs exotiques. C’est le cas des reptiles (crocodiles, alligators, caïmans, pythons, lézards), poissons (galuchats, saumons, esturgeons, anguilles) et des oiseaux comme l’autruche. Pour certains cuirs exotiques (crocodiliens, lézards, pythons, autruches), leur commerce est strictement encadré par la convention CITES 2, qui impose des règles de traçabilité, des quotas et des contrôles sur l’élevage et la collecte en milieu naturel. Les peaux provenant d’espèces menacées d’extinction restent quant à elles interdites au commerce international et illégales.
- Production mondiale de cuir : Mesurée en peau brutes de bovins, d’ovins, de caprins et de buffles, elle est estimée à 13, 8 millions de tonnes en 2024 3. Les peaux de bovins constituent le type de peau le plus couramment utilisé (68%), suivies par les peaux de moutons (16%), puis les peaux de chèvres (10%) et les peaux de buffles (5,7%) 4. Les cuirs exotiques représentent quant à eux moins de 1% de la production mondiale de cuir. Il n’existe pas de statistique institutionnelle unique car ces filières sont fragmentées et seules certaines espèces sont suivies de manière systématique, notamment via le CITES. Par exemple, le marché mondial de crocodiliens était estimé à 1,3 millions de peaux en 2023 5, principalement issues de l’élevage.
Marché mondial des peaux brutes
- Principaux pays producteurs de peaux brutes (FAO, 2024) 6 :
- Chine : 21,98%
- Inde : 11,55%
- Etats-Unis : 8,61%
- Brésil : 8,01%
- Pakistan : 4,09% - Principaux pays producteurs de peaux bovines brutes (FAO, 2024) :
- Chine : 19%
- Etats-Unis : 14%
- Brésil : 13%
- Argentine : 6%
- Australie : 4%
Propriétés et exemples d’applications
Le cuir est une matière naturelle appréciée car elle est à la fois solide, souple et confortable. Il résiste bien à l’usure (traction, déchirement, flexion) 8, peut durer de nombreuses années et reste agréable à porter.
Les propriétés du cuir peuvent donc être très diverses et varient selon le type de tannage utilisé et les finitions appliquées. Grâce à ces propriétés, on le retrouve dans de nombreux objets du quotidien : chaussures, sacs, vêtements, ameublement ou transports, où l’on recherche à la fois durabilité, confort et esthétique.

Production
Étapes du procédé de production
Préparation et conservation des peaux brutes
9 Dans les abattoirs, la peau est retirée de la carcasse lors de l’opération de dépouillage, réalisée manuellement ou mécaniquement selon les installations. La peau est ensuite parée pour éliminer les résidus, limiter les risques de dégradation microbiologique et faciliter les opérations suivantes de transformation.
Une fois salées et séchées, les peaux peuvent être commercialisées sous forme de « peaux brutes » auprès des tanneurs, directement ou par l’intermédiaire de négociants et de collecteurs.
Pour pouvoir être tannées, les peaux brutes subissent une phase de préparation appelée travail de rivière, dont l’objectif est de les réhydrater, de les nettoyer et d’éliminer l’épiderme, les poils, ainsi que les tissus graisseux résiduels.
Procédés de tannage :
1. Le tannage minéral, principalement réalisé avec des sels de chrome représente plus de 80% de la production mondiale 12. Il s’effectue par trempage des peaux dans des foulons et présente l’avantage d’être particulièrement rapide, ne nécessitant que quelques heures à quelques jours. Cette méthode permet d’obtenir des cuirs souples, légers et très résistants, ce qui explique son utilisation massive dans le secteur de la chaussure, de la maroquinerie, de l’habillement et de l’ameublement. À l’issue du traitement, le cuir obtenu est appelé wet blue en raison de sa couleur bleuâtre caractéristique et peut être commercialisé avant les opérations de retannage, de teinture et de finissage. Son principal avantage réside dans son efficacité industrielle et dans les propriétés mécaniques du cuir obtenu (souplesse et résistance), le rendant particulièrement adapté aux productions à grande échelle. Cependant, le recours aux sels de chrome soulève des préoccupations environnementales et sanitaires, notamment en matière de traitement des effluents et de gestion des déchets de tannerie.
2. Le tannage végétal est une méthode plus ancienne utilisant des tannins naturels extraits d’écorces, de feuilles ou de racines. Il représente environ 20% de la production mondiale de cuir tanné 13. Le procédé consiste à immerger les peaux dans des cuves riches en tannins pendant plusieurs jours, voir plusieurs mois. Son principal avantage réside dans l’utilisation de matières premières renouvelables ainsi que dans l’aspect naturel et authentique du cuir obtenu, apprécié dans la maroquinerie haut de gamme et l’artisanat. Néanmoins, ce procédé est plus long, plus couteux et moins adapté à la production de masse. Les cuirs obtenus sont généralement plus fermes et moins souples que ceux issus du tannage minéral. Ils sont principalement utilisés pour la fabrication de semelles, selles, ceintures, bandoulières et poignées de sacs, ceinturons et dans l’ameublement.
3. Le tannage synthétique repose sur l’utilisation d’agents tannants de synthèse, appelés syntans, élaborés chimiquement à partir de composés organiques tels que les phénols ou les naphtalènes sulfonés. Développés au début du XXe siècle pour compléter ou remplacer certains tannins naturels, ils peuvent être utilisés seuls ou en combinaison avec un tannage au chrome ou végétal lors des opérations de retannage. Son principal avantage est sa grande flexibilité : il permet d’obtenir relativement rapidement des cuirs très homogènes, plus clairs (le cuir tanné de façon synthétique est appelé wet white), plus souples, présentant une bonne résistance à la lumière, et facilitant la teinture. En revanche, il repose sur l’utilisation de composés chimiques de synthèse générant des effluents qui nécessitent un traitement spécifique. Il demeure donc moins valorisé auprès des consommateurs recherchant des procédés naturels. Il est principalement utilisé pour les cuirs destinés à l’habillement, à la maroquinerie souple et à l’ameublement, lorsque des performances esthétiques ou techniques particulières sont recherchées 14.
Le finissage: du cuir tanné au cuir fini
Dernière étape de fabrication, c’est à ce stade que le cuir acquiert son aspect visuel et sensoriel, notamment sa couleur, sa brillance, son grain, son relief et son toucher. Selon les traitements appliqués, un même cuir pourra présenter un rendu lisse, grainé, mat, brillant, souple ou encore velouté. Cette étape comprend l’application de différents produits de finition tels que des colorants, pigments, résines, cires, huiles ou vernis. Ces traitements permettent non seulement de modifier l’apparence du cuir, mais également d’améliorer certaines de ses propriétés fonctionnelles (résistance aux tâches, à l’eau aux frottements, aux rayons UV ou au vieillissement). . Cette étape du finissage concentre une part importante des substances chimiques utilisées dans la production du cuir, ce qui soulève des enjeux sanitaires et environnementaux liés à leur composition, leur utilisation et leur traitement.
Schéma de production

Impact environnemental
Enjeux environnementaux de la production
L’impact environnemental du cuir est principalement lié à l’élevage des animaux dont sont issues les peaux et aux procédés de transformation, notamment le tannage.
La transformation des peaux constitue le second principal poste d’enjeux environnementaux. Les opérations de tannage, de teinture et de finition consomment de l'eau, de l’énergie et de nombreux produits chimiques.
🌡️ Emissions de gaz à effet de serre
L’impact environnemental du cuir est principalement lié à l’élevage des animaux dont sont issues les peaux et aux procédés de transformation, notamment le tannage. Les analyses de cycle de vie (ACV) indiquent que l’élevage et les étapes amont représentent environ 68% de l’impact climatique (GWP – Global Warming Potential) de la production de cuir, contre 32% pour les opérations industrielles de transformation 15.
Pour les cuirs issus de bovins, qui constituent la majorité du marché, les principaux enjeux se concentrent sur la contribution au changement climatique, la consommation des ressources, l’occupation des terres, la pollution des milieux et l’érosion de la biodiversité. Les émissions de gaz à effet de serre proviennent principalement du méthane émis par les ruminants lors de la digestion, ainsi que du méthane et du protoxyde d’azote générés par la décomposition des fumiers et lisiers.
💧Pressions exercées sur le sol, l'eau et la biodiversité
Selon les contextes de production, l’élevage peut également contribuer à la pression sur les ressources en eau, à la dégradation des sols, à la déforestation et à la transformation des écosystèmes naturels.
Dans le cas des cuirs exotiques, les enjeux environnementaux varient selon les espèces concernées. Les élevages de crocodiles et d’alligators se caractérisent notamment par une forte consommation d’eau nécessaire au renouvellement des bassins. et par la production d’effluents riches en matières organiques, azote et phosphore, susceptibles de contribuer à la pollution des eaux et à l’eutrophisation des milieux aquatiques en l’absence de traitement adapté 16. Certaines filières reposent également sur des prélèvements dans le milieu naturel, ce qui soulève des enjeux supplémentaires liés à la traçabilité et à la préservation des espèces 17.
Les opérations de tannage, de teinture et de finition consomment de l’eau.
🧪 Pollution des milieux
Les opérations de tannage, de teinture et de finition consomment de nombreux produits chimiques. Elles génèrent des effluents et des émissions pouvant affecter la qualité de l’eau, des sols et de l’air, avec des impacts particulièrement marqués sur les indicateurs d’écotoxicité, d’eutrophisation et de consommation de ressources.
Le tannage au chrome reste la technique la plus utilisée, mais des alternatives telles que le tannage végétal ou les procédés sans chrome se développent afin de réduire certains risques chimiques 18. Toutefois, ces solutions ne garantissent pas systématiquement un meilleur bilan environnemental global et peuvent, selon les procédés employés, présenter des impacts plus élevés sur certains indicateurs comme la consommation d’eau, d’énergie ou le potentiel d’eutrophisation 19. Par ailleurs, leur mise en œuvre peut contribuer à augmenter les coûts de production et donc le prix final des produits 20.
Ainsi, les principaux points de vigilance de la filière cuir concernent les émissions de gaz à effet de serre liées à l’élevage, les pressions exercées sur les sols, l’eau et la biodiversité, ainsi que la maîtrise des pollutions et des consommations de ressources associées aux opérations de tannage et de finition.
Enjeux éco-conception
1. Durabilité
Le cuir est souvent présenté comme un matériau durable en raison de sa longue durée de vie d’usage. Les produits fabriqués à partir de cuir de haute qualité, notamment les cuirs pleine fleur, peuvent rester fonctionnels pendant plusieurs décennies lorsqu’ils sont conçus pour être réparés et réutilisés.
Cette longévité est désormais prise en compte dans certaines méthodologies d’évaluation environnementale des matériaux 21. En effet, lorsqu’un produit est utilisé pendant de nombreuses années, les impacts associés à sa fabrication sont répartis sur une durée d’usage plus longue.
Toutefois, la durabilité du cuir varie fortement selon sa qualité, son mode de fabrication et son usage. Les cuirs pleine fleur et certains cuirs à tannage végétal présentent généralement une meilleure résistance au vieillissement et à la réparation que les cuirs corrigés ou fortement pigmentés. La durée de vie réelle d’un article dépend également de son exposition aux contraintes mécaniques, de son utilisation et de la qualité de sa conception. Il n’existe donc pas une durée de vie unique du cuir, mais une grande diversité de performances selon les produits considérés 22.
2. Recyclabilité
La fabrication des produits en cuir génère d’importantes quantités de déchets solides tout au long de la chaine de transformation. Par exemple, lors de la fabrication de chaussures et maroquinerie, on estime que 20 à 30% du cuir fini devient des chutes à la découpe 23. Une partie seulement de ces chutes est transformée en de nouvelles matières, le reste est valorisé dans d’autres usages ou éliminé.
La recyclabilité du cuir reste possible mais relativement complexe. Il existe plusieurs façons de valoriser les déchets de cuir 24:
- L’upcycling ou le cuir reconditionné consiste à récupérer le cuir d’un produit pour le réutiliser tel quel et lui donner une seconde vie, sans changement de sa composition.
- Le synderme 25(cuir régénéré ou reconstitué) est fabriqué grâce à la récupération de cuirs et de chutes de cuirs provenant des tanneries ou des ateliers de production, qui sont ensuite broyés puis mélangés à d’autres matériaux composites comme le latex pour créer une pâte. Cette pâte est ensuite séchée et déroulée en fine couche pour en recréer de la matière utilisable à partir de déchets de cuir habituellement gaspillés.
La valorisation du cuir en fin de vie demeure aujourd’hui limitée par plusieurs contraintes techniques. Les produits en cuir sont souvent associés à d’autres matériaux (textiles, mousses, caoutchouc, métal) ou recouverts d’enductions et de finitions de surface qui compliquent leur identification, leur tri et leur recyclage. Dans le cas des chaussures notamment, la diversité des composants rend le démantèlement et la séparation des matières particulièrement complexes. Par ailleurs, le tannage au chrome, largement utilisé dans l’industrie, peut limiter certaines voies de recyclage car il nécessite des précautions spécifiques pour éviter la formation de composés toxiques lors des traitements thermiques. Les enductions et traitements de surface peuvent également dégrader la qualité de la matière recyclée. Dans ce contexte, malgré le développement de nouvelles technologies de tri et de recyclage, les solutions de valorisation restent encore limitées et nécessitent des efforts de recherche et de développement supplémentaires. La filière privilégie donc aujourd’hui une approche fondée en priorité sur la durabilité, la réparation, le réemploi et l’allongement de la durée de vie des produits, complétée par le développement progressif de solutions de recyclage et de valorisation dans une logique d’économie circulaire.
Les chaussures contiennent généralement des pictogrammes règlementaires indiquant au consommateur la composition des trois principales parties de la chaussure (tige, intérieur et semelle extérieure). Les matériaux prédominants comme le cuir doivent donc être clairement indiqués comme ci-dessous 26:

Leviers d’action
Points de vigilance
Comme dans toutes démarches d'éco-conception, avant de choisir une matière, il est primordial d'analyser l'impact environnemental de tout le cycle de vie d'un produit et de comparer différents scénarios afin d'identifier laquelle est la moins impactante pour l'environnement. Il n’y a pas de matière idéale, il faut choisir une matière en fonction de l’usage du produit et de ses objectifs environnementaux.
27 Matières alternatives au cuir :
Il existe aujourd’hui de nombreuses alternatives au cuir, qui peuvent être d’origine synthétique ou végétale. Ces matériaux répondent à différents enjeux tels que la réduction de l’utilisation de ressources animales, l’innovation textile ou encore la valorisation des déchets. Toutefois, ils regroupent des réalités très diverses en termes de composition et d’impact.
Les matières plastiques, souvent appelées simili cuir ou « leather-like », constituent les alternatives les plus anciennes et les plus répandues. Elles sont généralement fabriquées à partir de polymères comme le polyuréthane (PU) ou le polychlorure de vinyle (PVC), dérivés du pétrole, et conçues pour imiter l’aspect du cuir. Produits à très grande échelle et largement intégrés aux chaînes d’approvisionnement mondiales, ils bénéficient d’infrastructures industrielles établies et de coûts de production relativement faible. Leur maturité industrielle est donc considérée comme très élevée, avec une disponibilité mondiale. Si ces matériaux présentent l’avantage d’être moins coûteux et de proposer une alternative au cuir traditionnel, ils posent aussi de sérieux enjeux environnementaux : ils génèrent d’importants déchets plastiques ainsi que des émissions polluantes lors de leur production et de leur fin de vie 28.
Enfin, des alternatives regroupées sous le terme de matières végétales ou biosourcées connaissent un fort développement. Elles peuvent être produites à partir de déchets agricoles (fibres d’ananas, résidus de pomme ou de raisin), de champignons (mycélium), de bactéries ou encore de liège 29. Ces matériaux visent à réduire la dépendance aux ressources d’origine animale et à valoriser certains coproduits agricoles, tout en offrant un aspect proche du cuir. Par exemple, le textile de fibres d’ananas utilise la fibre des feuilles issues de l’agriculture, tandis que le mycélium est cultivé pour créer une matière souple et biodégradable. Toutefois, leur niveau de maturité industrielle reste variable et beaucoup sont encore produits à faible ou moyenne échelle. Par ailleurs, il est important de noter que beaucoup de ces alternatives intègrent encore des liants, revêtements ou supports synthétiques pour améliorer leur durabilité, ce qui limite leur caractère recyclable. Bien qu’elles constituent des pistes d’innovation intéressantes, ces alternatives peinent encore à égaler le cuir en termes de résistance, de réparabilité et de durée de vie 30. Leur performance environnementale réelle dépend donc fortement des procédés de fabrication, de leur composition, mais surtout de leur durée d’usage et donc de leur résistance.
Labels et certifications existantes :
Les certifications applicables au cuir constituent des repères clés pour identifier des pratiques plus responsables. Elles permettent aux entreprises et aux consommateurs de mieux orienter leurs choix.
La certification du Leather Working Group (LWG) 31, la plus répandue dans l’industrie du cuir, repose sur un système d’audits environnementaux des tanneries. Elle évalue notamment la gestion de l’eau et de l’énergie, le traitement des effluents et des déchets, les émissions atmosphériques, la traçabilité des approvisionnements ainsi que la gestion des produits chimiques utilisés tout au long du processus de fabrication.
Le OEKO-TEX Leather Standard se concentre sur la sécurité des produits finis. Il certifie que les cuirs ont été testés contre les substances nocives à chaque étape de production, selon des critères scientifiques stricts.
D’autres certifications plus locales, comme ICEC en Italie, participent également à la traçabilité et au contrôle des intrants et des procédés dans les tanneries.
Sources29
- 1 CONSEIL NATIONAL DU CUIR, Le cuir, une histoire de savoir-faire [en ligne], 2018 : https://www.tanneriedumas.com/wp-content/uploads/2018/07/Livret-Le-Cuir.pdf
- 2 Office français de la biodiversité (OFB), « La Convention sur le commerce international des espèces sauvages (CITES) », consulté le 19 juin 2026: https://ofb.gouv.fr/la-convention-sur-le-commerce-international-des-especes-sauvages
- 3 TEXTILE EXCHANGE, Materials Market Report 2025, septembre 2025: https://textileexchange.org/app/uploads/2025/09/Materials-Market-Report-2025.pdf
- 4 TEXTILE EXCHANGE, Materials Market Report 2025, septembre 2025: https://textileexchange.org/app/uploads/2025/09/Materials-Market-Report-2025.pdf
- 5 Caldwell, J., World Trade in Crocodilian Skins 2021-2023, UNEP-WCMC, 2025, figure 1: https://www.iucncsg.org/365_docs/attachments/protarea/f9b02063956a7e1ff10f58f5a9d70eb6.pdf
- 6 AOSTAT (FAO), données téléchargées depuis https://www.fao.org/faostat/fr/#data/QCL et agrégées par l’auteur.
- 7 Alliance France Cuir, « La polyvalence du cuir », consulté le 19 juin 2026: https://alliancefrancecuir.org/la-polyvalence-du-cuir/
- 8 Meyer, M., Dietrich, S., Schulz, H., & Mondschein, A. (2021). Comparison of the Technical Performance of Leather, Artificial Leather, and Trendy Alternatives. Coatings, 11(2), 226: https://doi.org/10.3390/coatings11020226
- 9 Tannerie Dumas, Livret d’information sur la matière cuir, s.l., Tannerie Dumas, juillet 2018: https://www.tanneriedumas.com/wp-content/uploads/2018/07/Livret-Le-Cuir.pdf
- 10 Tannerie Dumas, Livret d’information sur la matière cuir, s.l., Tannerie Dumas, juillet 2018: https://www.tanneriedumas.com/wp-content/uploads/2018/07/Livret-Le-Cuir.pdf
- 11 COVINGTON, Anthony D., Tanning Chemistry: The Science of Leather, Cambridge, Royal Society of Chemistry, 2009, 483 p.: https://books.rsc.org/books/monograph/773/Tanning-Chemistry-The-Science-of-Leather
- 12 Business Research Insights, « Taille et part du marché du tannage du cuir [2026 2035] », rapport de marché, dernière mise à jour avril 2025: https://www.businessresearchinsights.com/fr/market-reports/leather-tanning-market-120699
- 13 Valèsens, Livret d’information sur la matière cuir, 2021, consulté le 19 juin 2026 : https://valesens.com/wp-content/uploads/2021/01/livret-dinformation-sur-la-matie%CC%80re-cuir.pdf
- 14 DEGACHE, F., « Le tannage : une chimie ancestrale toujours d'actualité », L'Actualité Chimique, n° 293, janvier 2006, p. 3-10: https://new.societechimiquedefrance.fr/wp-content/uploads/2019/12/2006-293-janv-Degache-p.3.pdf
- 15 Leather Working Group (LWG), Measuring the Environmental Impact of Leather – Life Cycle Assessment Report Summary, 2024: https://www.leatherworkinggroup.com/fileadmin/user_upload/LWG_LCA_2024_Summary_.pdf
- 16 HAMILTON, Douglas W., Waste Management for Alligator Farming and Ranching, Oklahoma State University, février 2020, https://extension.okstate.edu/fact-sheets/waste-management-for-alligator-farming-and-ranching
- 17 Ménard, Jean Marc, « Cuirs exotiques : l’enjeu crucial du bien être animal et de la traçabilité », Leather Fashion Design, n° 2, 2019: https://leatherfashiondesign.fr/cuirs-exotiques-tracabilite/
- 18 FILK Freiberg Institute, Comparaison des performances techniques du cuir, du cuir artificiel et des alternatives émergentes, 2021: https://leatherfrance.com/system/files/medias/library/documents/etude_filk_complete_fr.pdf
- 19 Leather Working Group, Life Cycle Assessment (LCA) Report Summary: Measuring the Environmental Impact of Leather, 2024
- 20 Mesbah, Marion, « Le cuir : avantages et inconvénients de cette matière », Marques de France, publié le 9 août 2023, mis à jour le 25 décembre 2024: https://www.marques-de-france.fr/definition/cuir/
- 21 Leather Working Group, Guidance for Life Cycle Assessment (LCA): A Recommendation for Harmonization, version 5: https://leatherpanel.org/sites/default/files/publications-attachments/guidelines_leather_lca_recommendation_for_harmonization_5.pdf.
- 22 Covington, A. D., Life Cycle Assessment and Leather Production, Journal of Leather Science and Engineering, vol. 2, article 26, 2020, Springer Nature: https://doi.org/10.1186/s42825-020-00035-y
- 23 Sivakumar, V., « Preparation and Characterization of Composite Sheets from Solid Leather Waste with Plant Fibers: A Waste Utilization Effort », Clean Technologies and Environmental Policy, 2023: https://doi.org/10.1007/s10098-023-02642-9
- 24 WeDressFair, « Cuir recyclé »: https://www.wedressfair.fr/matieres/cuir-recycle
- 25 Textile Addict, « Cuir recyclé, la revalorisation des déchets et chutes de cuir », publié le 10 octobre 2023: https://textileaddict.me/cuir-recycle-la-revalorisation-des-dechets-et-chutes-de-cuir/
- 26 DGCCRF, Étiquetage des chaussures, https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/les-fiches-pratiques/etiquetage-des-chaussures
- 27 Leather Working Group (LWG), « Deforestation Regulation »: https://www.leatherworkinggroup.com/our-impact/deforestation/deforestation-regulation/
- 28 Hebdo Cuir, « Au-delà des apparences : analyse approfondie de l’écologie du cuir et des matériaux synthétiques », publié le 25 avril 2024: https://www.hebdocuir.com/au-dela-des-apparences-analyse-approfondie-de-lecologie-du-cuir-et-des-materiaux-synthetiques/11290/
- 29 IDTechEx, Emerging Alternative Leathers 2024–2034: Technologies, Trends, Players, IDTechEx Research: https://www.idtechex.com/en/research-report/emerging-alternative-leathers/980








