Déchets textiles : du tri à la transformation, une solution intégrée pour le recyclage - Sud Ouest

Débordée par le flux de l’ultra-fast fashion, la filière française de collecte et de tri est en grande difficulté, ne trouvant plus de débouchés. Essaimons et Plaxtil, un binôme d’entreprises installé à Châtellerault, a imaginé un nouveau modèle mixant industrie et économie sociale et solidaire pour recycler les textiles, notamment ceux issus du pétrole.

Des montagnes de vêtements, chemises, pulls, pantalons, mais aussi des rideaux, des draps, du mobilier. Conséquence du cycle infernal de la fast fashion et de la surconsommation, les déchets textiles s’empilent et se multiplient sans solution satisfaisante pour les traiter. Avec la fin progressive de l’export vers l’Afrique et la progression des sites de seconde main, les entreprises de collecte et de tri sont aujourd’hui en difficulté, faute de débouchés. Une situation de blocage qui paradoxalement favorise l’émergence de nouvelles réponses. Elles pourraient bien venir de l’industrie. On a longtemps dit que le recyclage des textiles issus du pétrole, notamment le polyester, n’était pas possible car trop cher, et pas au point. Mais tout cela est en train de changer.

À Châtellerault, dans la Vienne, une jeune société a imaginé une solution intégrée pour le tri et le recyclage des déchets textiles. Tout commence dans un entrepôt anonyme de la zone industrielle. C’est là qu’est installée Essaimons. « Nous avons créé cette entreprise d’insertion pour pouvoir trier et préparer nous-mêmes les tissus que nous allons recycler dans notre autre entreprise, Plaxtil », explique Olivier Civil, le président-fondateur.

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